Revue de PRESSE et critiques LECTEURS (blog et roman)

Catherine VINCENT (BLOG et ROMAN)
(Le Monde et Le Monde.fr, le 15 juin)


Combien de personnes faut-il réunir pour avoir une chance raisonnable que deux invités fêtent leur anniversaire le même jour ? Comment expliquer que 96 % de l'univers soient invisibles ? Les femmes sont-elles des hommes comme les autres ? La notion de gène se prête-t-elle à la simplification que veut lui faire subir le débat politique ? C'est à réfléchir, rêver ou s'informer sur ces sujets - et beaucoup d'autres - que nous convie le blog de Patrice Lanoy, inauguré en février 2007 et riche, à ce jour, de près d'une centaine de billets.

Des thèmes à consonance plutôt scientifique, noterez-vous ? Normal : son auteur, avant de devenir "écrivain, voyageur, navigateur", était journaliste scientifique. Il l'est un peu resté. Suffisamment pour entraîner l'internaute sur des mers peu explorées, avec une maîtrise solidement étayée par la connaissance du métier. Mais plus assez pour résister à l'envie de faire des ronds dans l'eau et des embardées de gamin, profitant avec gourmandise de la liberté qu'offre la Toile.

Paradoxes logiques et jeux mathématiques, coups de coeur littéraires, méditations inspirées par l'actualité ou l'observation du monde, hommage vibrant et inédit au physicien Pierre-Gilles de Gennes, disparu le mois dernier : rien de mieux sur ce site que de piocher au hasard pour naviguer avec bonheur entre science, art et société.

HUMOUR ET POÉSIE

D'un simple clic, on passera ainsi de la survie des arbres millénaires aux phénomènes aérospatiaux non identifiés (les données du Centre national d'études spatiales relatives aux ovnis ont été mises en ligne il y a quelques semaines). De la fonte des glaces au cas de l'Américain John Forbes Nash, génie à 20 ans, puis schizophrène et Prix Nobel d'économie. Du monstre du Loch Ness aux lois d'Asimov sur la robotique. D'une rencontre avec Edgar Morin au plaisir très parisien d'une place à 5 euros à l'Opéra Bastille...
Un blog, "c'est pouvoir passer de la matière manquante du cosmos à la salade de fruits, et hop, sans prévenir le moindre électron", affirme ce gai luron de la science. Et de fait : entre l'architecture islamique et les quasi-cristaux, entre les vicissitudes de l'informatique et la physique de la tartine beurrée, les rapprochements sont parfois osés.

Toujours surprenant, souvent empreint d'humour et de poésie, ce blog atypique, décrit par son auteur comme une "promenade entre les mots, les atomes et les âmes", porte pour joli nom "Le complot des papillons". C'est aussi le titre du premier roman que Patrice Lanoy vient de publier au Seuil (200 p., 16 euros), dont il fait sur son site - c'est de bonne guerre - l'autopromotion. Du blog au livre, il donne envie de passer le pas.


Marie-Odile MONCHICOURT (ROMAN)
(Sur France-Info, le 12 juin, INFOS-SCIENCES)
A "vu" que le roman parlait de science, sous ses aspects poétiques. Que l'accélération du rythme du livre était celui de nos vies qui passent et de l'Univers. Entretien sur le thème temps du cosmos (1'30) et les supernovas, pour présenter le roman et le thème du temps.

Patrick CHOMPRE (ROMAN)
(RFI, LES VISITEURS DU JOUR, le 7 juin. Invité : 20' entretien en direct)
"Le roman de philosophie et de science, à travers les grands espaces, dont on parle en ce moment..."

Patrick Poivre d'ARVOR (ROMAN)
(LCi-TF1, le 12 mai) :
Mon coup de coeur de la semaine, je vous recommande : "Le complot des papillons" de Patrice Lanoy...

Laurent LEMIRE (ROMAN)
(Nouvel Observateur + Esprits Libres (Guillaume Durand, France2) :
Parmi les voyages, il y a ceux qui vous font aller plus loin que prévu. C’est à ce périple que nous invite Patrice Lanoy dans un premier roman envoûtant. Dans « Le complot des papillons », nous suivons trois personnages sur un bateau, un homme, une adolescente, un autiste ; trois personnages en quête d’eux-mêmes, à la dérive sur un même univers, pris au piège de leur destin. Mais attention, le destin, ça se fabrique nous rappelle Loïc le marin, l’homme qui a perdu sa femme et qui rame pour ne pas perdre sa tête sur ce fragile esquif. « Ce qui fabrique nos vies ce sont les hordes de décisions et d’action imperceptibles qui peuplent le plus ordinaire de nos journées.
Ce sont les choses invisibles et légères qui peu à peu tissent ou défont la trame de l’Essentiel. » Bref il suffit d’un battement d’ailes de papillon, d’une invitation à une sortie en mer, d’un moteur qui casse et d’une dérive sans fin. Le récit joue avec subtilité sur les formes, sur ce que l’on voit ou que l’on croit voir. D’ailleurs le voilier s’appelle Morpho, du nom d’un grand papillon bleu à l’éclat changeant. Et c’est ainsi qu’avec un beau culot de voyageur qui ne se refuse rien, Patrice Lanoy, marin lui-même, transforme un naufrage en traversée poétique et spirituelle d’où la science n’est pas absente. Pour le vérifier, vous n’avez plus, à bord du Morpho, qu’à larguer les amarres…

Isabelle BRISSON (ROMAN) :
Dans le FIGARO, cet article paru le 28 mai 2007 :
Le Complot des papillons de Patrice Lanoy
En astrophysicien délirant, Loïc embarque sur son voilier Klara, une adolescente brutale et son cousin Sol qui est autiste. À bord du Morpho, de la couleur illusion des papillons sud-américains, une dérive va commencer... Qu’est-ce qui fait que l’on s’intéresse au monde ou pas ? Voilà la question que Patrice Lanoy s’est posée et qu’il essaie de dénouer de façon poétique, philosophique et scientifique. Pour l’auteur, Le Complot des papillons c’est ce millier de choses invisibles et légères qui peu à peu tissent et défont la trame de l’essentiel et qui préparent les bonheurs et les peines. Comme disait Einstein, le temps que l’on croit si important n’est en fait rien d’autre que notre illusion de la vie. Einstein nous tirait la langue parce qu’il avait compris cela et n’était pas écouté, il nous parlait de l’infini et tout le monde n’y a vu que des maths. Pourtant, comme le rappelle Patrice Lanoy, dans la réalité les enfants commencent à éprouver de la curiosité pour le monde entre six mois et un an. Loïc son personnage réalisera ainsi, peu à peu, qu’il existe d’autres sensibilités. Et entreprendra un parcours inverse. De quoi nous tirer des larmes d’émotion, en refermant le livre.

Michel LITOUT (ROMAN):
(Centre Presse (gros article dans l'édition papier, 24 mai), en ligne sur ce site internet)
"..un très beau texte, entre paranoïa et réflexion philosophique, entre violence et découverte de soi et de l'autre."

Sur le site labosonic (BLOG)

"En ces temps où l'intelligence et l'humour volent bas sur le web, j'ai découvert deux liens indispensables qui vous réconcilieront chacun à leur manière avec la toile :
- Le complot des papillons, blog du même nom que le livre qui vient de paraître, est écrit par Patrice Lanoy. Chacun de ses billets est une merveille d'écriture qui mêle poésie (parfois), pédagogie (toujours) et science (évidemment). C'est probablement le meilleur moyen de se cultiver en douceur, surtout quand on y connaît rien dans ce domaine car les sujets sont légers sans être stupides. Ca change de beaucoup de ses confrères qui pensent que seule la sexualité des animaux est digne d'intérêt pour faire de la vulgarisation scientifique. Profitez-en de suite, tant que son compteur de visites est bas, ça vous permettra de frimer plus tard, dans six mois tout au plus, quand il sera devenu un des points cardinaux du web francophone. Pour information, ma rose des vents personnelle de la culture sur les blogs le placerait au sud tandis qu'au nord on trouverait Pierre Assouline, à l'Est, André Rouillé et à l'Ouest Eric Roux (parce que la cuisine, c'est encore et toujours de la culture)."

Isabelle PLAT (ROMAN):
(artiste plasticienne, depuis... New York)
Hier après midi, je suis parti en bateau avec Loïc, Klara et Sol pour un voyage non-stop et sans escale. Cela
faisait des années que je n’avais pas lu un livre d’une traite…
Huit mois, j’aurai pu continuer, (de plus, alors que je n’ai même jamais peu pratiquer le pédalo ni même la
balançoire pour raison de mal de mer tout c’est bien passé, pour moi du moins, sur le Morpho). Grâce au
Complot des papillons, ma première journée à NY, attribuée comme vacances fut donc remplie de poésie…
Isabelle

Sure le site Quinquabelle (BLOG)
Blog à adopter : http://lecomplotdespapillons.blogspot.com/
Le nom même de ce blog est jubilatoire..J'ai découvert ces " papillons" à travers un article sur internet . N'écoutant que ma curiosité et ma gourmandise de savoirs , j'ai plongé dans le vol de papillons et en suis ressortie avec le sourire .
Voilà un blog comme je les aime , papillonnant au gré des interrogations de l'auteur , passant sans remords de l'autisme aux aboiement des chiens..avec sérieux et humour .
Comme le chante Philippe Katerine :" j'adooooooooore" :-)
J'espère que - tout comme moi - vous adopterez ce blog et cet homme :Patrice Lanoy !

Georges CHAPOUTHIER (ROMAN):
(directeur de recherche au CNRS, anime une équipe de l’unité mixte de recherche sur la vulnérabilité, l’adaptation et la psychopathologie à l’hôpital de La Pitié-Salpêtrière)
Ce livre m'a beaucoup intéressé, et pas seulement parce que ma quatrtième enfant souffre d'une forme d'autisme. C'est un texte très poétique et je tenterai d'en dire un mot, dans quelques mois, dans une revue de poésie (je m'intéresse à ce domaine). La fin, surprenante, gomme et explique toutes les interrogations que l'on rencontre durant le voyage en mer. Tant il est vrai que les voyages intérieurs sont les plus violents. Avec des scènes inoubliables, comme la tempête ou cette île... J'attends le prochain avec impatience.
Georges

Alain GILLIS :
(psychiatre, psychanalyste, directeur de l'Institut Médico Educatif Michel de Montaigne de Chelles)
Il ne s’agit ni d’un réalisme à la Zola, ni d’un dessein Balzacien, mais d’un roman lyrique, allant d’une appréhension immédiatement poétique de la réalité à une autre appréhension, celle qui s’élabore, aux confins d’un savoir scientifique qui s’enrichit de tous les doutes, qui se plait à chanter ses limites. Nous ne pouvons savoir, et c’est très bien ainsi. Racine de 2 ! Et tout est dit. Ce qu’on pourrait dire, c’est la confrontation poétique entre le réel immédiat du bateau perdu au sein d’un réel vaste, évoqué en poète… Mais en poète qui serait ce qui reste du savant quand il ne prétend plus à la saisie du vrai. De beaux instants d’écriture forte. Des métaphores nombreuses et justes. Des raccourcis heureux. La couverture tendre est trompeuse et c’est mieux ainsi.
Alain

(sur Amazon.com) (ROMAN) :
De la première à la dernière ligne, le complot des papillons emmène le lecteur dans une aventure grandeur nature.
L'histoire est intense et bien écrite, jamais on ne s'ennuie et les personnages sont d'une richesse intriguante!
Je recommande vivement ce roman à tous ceux qui souhaitent sentir la houle et le vent dans leur cheveux!
Longue vie aux papillons.
Mich "FM"

Francis JALUZOT (ROMAN)
(Directeur-fondateur d'un groupe de presse)
Le Complot des Papillons fait partie des livres que j'ai lu en quelques jours (un week-end je crois). Je lis tous les jours, les livres me quittent rarement mais généralement je mets plusieurs semaines à lire un livre.
Si je l'ai lu aussi vite c'est que cette histoire m'a entraîné : curiosité de connaître la scène suivante, envie de connaître le destin des personnages. Intrigué par ce huit clos, ces trois âmes aussi étranges qu'improbables. J'ai été aussi envoûté par ce bateau, véritable héro du livre, selon moi. Emporté par ces tempêtes criantes de vérité qui m'ont emmené loin de la réalité, loin du quotidien.
Francis

Nicole Van de KERCHOVE (ROMAN)
(navigatrice et écrivain)
"Le Complot des Papillons"
On rentre dans l'histoire comme on aborde une mer calme, mais au fur et à
mesure du récit, on tourne les pages de plus en plus vite. Jusqu'à la
dernière qui vous laisse là avec des yeux mouillés et le cœur qui bat.
Il ne reste plus qu'à tout relire pour savourer le texte, et relire encore
pour toutes ces phrases qui viennent chatouiller le cœur.

Mon libraire a levé le sourcil lors de ma dernière visite : je les achète
par deux ! Impossible de ne pas avoir envie de partager "Le Complot des
Papillons" avec les gens que l'on aime.

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