Portrait/bio

Causant alsacien avant de baragouiner français, débute des études de physique, pour achever un cursus universitaire en communication politique à Paris. De l'écoulement des fluides et des idées. Très tôt tire quelques bords en course et en croisière, aux Glénans, au Spitzberg, sur les eaux plus troubles de Mururoa ou de Resolute Bay. La mer, tiens, sous toutes latitudes. Durant près de 25 ans navigation, journalisme et science, de port en port. L'impression d'en avoir fait le tour ? Après avoir quitté le groupe Canal Plus de Messier en 2002, démissionne de l'horreur qu'est devenu le Figaro de Dassault et Beytout en 2005. A largué toutes les amarres pour l'écriture, les voyages, la vie, répond-t-il lorsqu'il ne sait comment consoler son questionneur.




(charmeur d'éléphants à son époque "canaux de Patagonie")

Acrobaties journalistiques
1984 : Matin de Paris
1984-1989 : AFP
1990-1996 : Journaliste indépendant, reporter, conseiller scientifique de rédactions, producteur de reportages (textes et images) : Le Monde, Le Nouvel Observateur, Sciences et Vie, Ca m'intéresse, Terre Sauvage, Science et Nature, Le Figaro, Le Figaro Magazine, New Scientist, National Geographic, etc…
1992-94 TV : Coyote prod., chroniqueur…,TF1
1995-96 : Rédacteur en chef Savoir Plus Sciences (de Closets F2)
1996-1999 ; Lecteur-chroniqueur au Panorama (France Culture)
1999 : Auteur de l'exposition pour le CNRS, « Illusion et Conviction, le mensonge des images » (oct-nov 1998)
1999-2001 Présentateur débats Planète Forum (MultiThématiques).
2001 : Exposition. « Champs Infinis » : land art et images de sciences géantes sur les Champs Elysée, octobre 2001, auteur et commissaire général de l’exposition.
2001-2002 : Créateur et directeur de la chaîne Planète Future (MultiThématiques, Canal Plus).
1995-2001 : Service sciences du Figaro (chef de service)
2003-2005 : Grand reporter au Figaro (environnement, sciences, médecine)
2005 : Départ du Figaro dès l'arrivée de S. Dassault.
2005 (depuis) : Production audiovisuelle, écriture, navigations, voyages, reportages.
2007 : des films pour le CNRS
2007 : premier roman
2009 : visiting professor université de Sardaigne

Vertigo, là-haut


image Hubble Esa/Nasa
http://www.spacetelescope.org/images/index.html
Se mettre en vitrine, dans ce que l'on nomme blog, a-t-il du sens pour un auteur? Au moins un sens ? Est-ce là gymnastique de girouette ? Le travail est ailleurs, tellement ailleurs. A l'occasion de la sortie de mon livre à mon tour je me livre pourtant à cette étrange démangeaison. Un essai. Une tentative de transfusion des choses entrevues vers d'autres regards. Pas question de fanfaronner. Mais partager des notes et des sensations ? Cela les rendra plus acérées, peut-être. Plus fermes, cela serait déjà bien.
Et puis pfffff. Si cette sauce me barbe, d'un appui sur la touche, tout s'évaporera. Aucune importance. Pas davantage que lorsqu'un ridicule soleil, parmi les mille milliards que comporte chacune des milliers de millards de galaxies, rougeoie d'une dernière rasade et puis s'éteint.

Souvenirs entomologiques

Toujours amusant de constater par où va finir de bruisser la houle de ses écrits.
Voici quelques années, avant que les archives du journal ne soient en ligne, j'avais commis une série d'été pour le Figaro, en reprenant les Souvenir Entomologiques de Jean-Henri Fabre. Découvrant que sa maison était presque en ruine, sous le soleil du Ventoux, je m'étais dit que ce travail de poête obstiné méritait de revenir dans une plus large lumière. J'ai donc commis l'irrévence d'une sorte de "sélection" pour le lecteur, une reprise sauce "moderne". Hou, ferez vous. Excuses, ce n'était qu'un prétexte pour faire parler de l'instituteur tombé fou des insectes. Un exercice de style, aussi. Bien forcé.
En cherchant avec papillon et mon nom, histoire de comprendre comment butine le référencement dans ce monde des ombres électroniques, voici que je retombe dans ses traces, bien entendu.
Merci encore, Fabre.

http://www.rutelide-dundee.com/Marc4F.htm

Le complot des papillons








Il s'agit de mon roman,
parution le 3 mai 2007.
ISBN 978-2-02-088793-9,
220 pages, aux éditions du Seuil (Paris).

Pour survivre au-delà de leurs forces, plus de huit mois, les naufragés du Morpho s'agrippent à un étrange "secret". Sur le bateau, on a retrouvé ceci : le livre de bord de leur haletante odyssée.

Quel lien entre le roman et ce blog ? Il est question de ce qui tisse nos vies. De cette immensité de fragments, de miettes où émergent (ou se noient) nos âmes. J'aime la complexité insaisissable des choses et du monde et l'idée qu'il faille mêler tant d'approches pour en distinguer les replis : émotions, textes, calculs, analyses, rencontres. Cet étonnement inépuisable, jour après jour, enflamme mon envie de rester "en-vie".

La présentation du roman (par le Seuil) :
A bord de Morpho, minuscule voilier, Loïc emmène Klara, une adolescente au caractère bien trempé et Sol, un jeune garçon autiste. Partis pour une simple promenade en mer, le soir venu, ils ne rentrent pas.
Ils sont emportés par l'Océan, entre ciel et vagues, au gré des orages et des courants infinis, pour une étrange traversée et huit longs mois d’aventure et de survie.
Dans le huis clos du minuscule bateau, leurs vies et leurs âmes se mêlent et se heurtent. Klara chemine au bout de sa peur et de sa révolte, s’en prenant violemment à Loïc en qui elle voit peu à peu un psychopathe dangereux. Sol, à la faveur d’un accident, naîtra au monde . Comme n’importe quel enfant de son âge, désormais, il interroge et interpelle, bouscule tout. Sa soif impérative de savoir change tout, peu à peu. Loïc, de son côté, affronte ses chimères. Hanté par le drame de sa vie - la disparition tragique et abominable de la femme qu'il aimait -, il rejoue jusqu’à l’obsession la scène de sa mort.
Huit mois sur ce petit bateau à surmonter tous les obstacles et à tenter de survivre : qu’adviendra-t-il de ces trois naufragés ? Qui sont vraiment Sol et Klara ? Quel est le secret qui a pris place à bord du Morpho ?

Ce que j'en dis :
Nous sommes embarqués sur de drôles de vaisseaux et ainsi traversons nos vies. A travers vertiges et infinis. Parfois, il arrive que les choses dérapent, échappent à tous nos efforts. Ces occasion sont des moments douloureux, parfois privilégiés. Mais nos vies ne basculent que lorsque le fruit est déjà mur. Ce ne sont ni les grandes décisions, ni nos savants raisonnements qui construisent nos destins. Non. Ce qui nous emporte, c'est ce que nous faisons de nous, jour après seconde, dans un infime et fragile tissu de gestes et de désirs, intarissable envol de papillons.