Tel est pis qui croyait pendre

Repris du Monde.FR

par XXX, Elève de CPGE.
30.05.09
Est-ce bien « Normale » ?

Il existe en France des classes préparatoires aux grandes écoles, seuls les meilleurs élèves de Terminale peuvent espérer être pris dans ces prestigieux établissements pour être « formés à l’excellence ». Rapidement ils comprendront qu’on ne leur dira pas souvent (ceci est une litote) qu’ils sont les élites, ont pointera du doigt ce qui ne va pas et ils n’auront de cesse de se corriger et de se corriger encore. Le concours de l’école Normale supérieure exige humilité et sérieux, c’est l’emblème de la méritocratie, pour les rares « happy fews » qui seront normaliens ; quelques 75 sur 30000 candidats, il s’agit de fournir un effort constant au cours de deux, trois et même quatre longues années.

« Cueillez dés aujourd’hui les roses de la vie » telle n’est pas la ritournelle du « khâgneux », les années de « prépa » sont dés années de sacrifices, un emprunt sur le reste de la vie, une parenthèse studieuse que peu acceptent d’ouvrir à 18 ans. Le défi ? Ne pas faire une seule erreur.

Or voilà, tel est pris qui croyait prendre cette année c’est Normale la grande qui a péchée, une « erreur humaine » a perdu un paquet de copies de géographie et l’épreuve recommence un mois après. C’est un simple courriel, bourré de fautes d’orthographes, que les élèves ont reçu ! Une phrase d’excuse une autre pour leur donnez rendez-vous une semaine plus tard pour repasser l’épreuve. Mais certains élèves sont à l’étranger, d’autres travaillent et tous ne préparent pas l’oral dans les même conditions. Rares sont ceux qui parient sur leur « admissibilité » mais chacun ont le droit de passer le concours pareillement. Est-ce là le souci « d’équité » dont parle le courriel ?

Le malaise est profond face à ce manque total de respect, où sont les valeurs de cette école pour lesquelles les élèves on travaillé si dur. A l’heure où le chômage des jeunes interpelle les pouvoirs public, et alors que l’on est très inquiets pour « nos enfants », comment laisser passer cette « erreur humaine ». Alors rendez nous un peu de notre dignité messieurs les agrégés, est-ce bien normal que nous payons les conséquences de cette erreur humaine, nous qui n’avons jamais le droit à l’erreur ?


Réaction sobre et rageuse d'un lecteur, Daniel R.

"ont pointera", "happy fews", "quelques 75 sur 30000 candidats" (en fait 2400 pour le concours lettres de l’EHS-LSH), "a péchée","pour leur donnez", "chacun ont le droit", "les élèves on travaillé","fautes d’orthographes","les même","l’on est très inquiets", "normal que nous payons" ...
Les khâgneux ne sont plus ce qu’ils étaient !


Un prof, imagine-t-on. Un moustique passe.
Les "cagneux" sont-ils nus à ce point ?

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