Violence des femmes

On peut, chère Nancy Houston, être un écrivain de qualité, ou écrivaine, comme on préfèrera, et énoncer d'immenses c..., ou du moins manquer une bonne occasion de penser.

Par ici (la "prise de position" dans Le Monde)

Pour les curieux pressés on pourra commencer par Wikipédia on pourra se documenter sur des batteries de tests psychologiques de toutes natures, qui convergent vers l'idée que femmes et hommes ne sont pas bien différents dès lors que l'on les situe dans des situations environnementales comparables (expérience de Milgram et ses variantes, par exemple).

Ce qui me choque ici, ce n'est pas que l'on dise que les hommes sont ceci ou les femmes sont cela. Il pleut des âneries tous les jours (cf Mars, Vénus, etc...), et il y a matière à débats, en effet. Ce qui me heurte c'est que des gens de qualité intellectuelle se laissent aller à moulinets, purée d'idées, mélanges approximatifs, populisme intellectuel.

Votre postulat de départ est un enfantillage de cabaret. Vous partez d'une interprétation d'une phrase de Beauvoir, en la lisant à l'envers et dans un miroir, afin de produire un grain à moudre. De grain il n'y a pas. Votre "truc" et le message que vous tentez d'y plaquer dessert à mes yeux la cause des femmes autant que celle des hommes.

Vaste déception.




2 commentaires:

Sophie a dit…

Je suis d'accord avec vous sur l'idée suivante : si les femmes, statistiquement parlant, sont moins responsables de crimes et d'actes de guerre que les hommes, c'est qu'on ne les place pas dans la position culturelle de le faire. Nous sommes des humains, par conséquent la majeure partie de ce que nous sommes et de ce que nous faisons, est produit de culture plus qu'instint de nature.
Toutefois, puisque les femmes sont globalement moins violentes que les hommes, il paraît parfaitement utile de souhaiter que l'enfant mâle bénéficie des mêmes inhibitions éducatives, ce qui n'est pas le cas de nos jours, y compris dans les sociétés modernes. L'idée que la virilité est une excuse pour l'usage de la violence physique ou verbale reste une donnée culturelle fortement ancrée.

(.) a dit…

Oui, merci. On peut être en discussion sereine sur ces points, ainsi abordés. Et je ne suis pas loin de vous suivre.