Réveil matou

Allez encore une récréation...
Dénichée sur Blogeek (voir liens)
A nouveau, la vieille histoire de qui voit quoi et qui comprend quoi (pour ethologues floués et anthropologues en déroute, deux pléonasmes, non ?)

Singes et hommes : 1% ne fait plus la différence

(Chronique sur France Inter 29 oct 2007)

CHIMPANZES ET HUMAINS

Ces dernières années, on a beaucoup entendu qu’entre le chimpanzé et nous, seulement 1% des gènes étaient différents. Trop entendu ? s’interroge « bistresinges.over-blog », que je cite: « car si les gènes sont bel et bien les mêmes, le 1% ne dit pas tout ».

C’est aussi l’avis qui émane d’un nouvel article publié cet automne par la revue américaine Science, dans lequel le zoologue de l’université de San Diedo Pascal Gagneux explique qu’il n’y a pas qu’une seule façon d’exprimer la distance génétique entre deux organismes vivants »


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Mollo, donc, sur cette histoire de proximité génétique et son interprétation à la sauce "cela nous arrange". C’est qu’il est entendu aussi, désormais, que deux gènes semblables, chez l’humain et chez le chimpanzé —ou chez tout autre animal— peuvent « travailler » trés différemment : produire plus de protéines, moins, voire pas du tout.

Deux de ceux qui soulignent que le 1% n’est pas tout, furent également de ceux qui avaient souligné, en un autre temps, l'étroitesse de ce 1% séparant l'homme du chimpanzé : en 1975, le biologiste de l’évolution à l’Université de Californie Allan Wilson, et son étudiante Mary-Claire King, publiaient, déjà dans Science un article historique, où ils apportaient des arguments solides quant à une grande proximité .

« Pendant plusieurs années, selon le zoologue Pascal Gagneux, de l’Université de Californie, le postulat du 1% a bien servi, parce que nous avions auparavant tendance à sous-estimer combien humains et chimpanzés sont similaires. »

Mais à présent que la chose est établie, il est à ses yeux temps de passer à une autre étape, selon lui.

Le flot ininterrompu de données génétiques révèle de plus en plus la nécessité de regarder du côté de « connections altérées dans des réseaux de gènes », de « gènes bonus » (extra genes), de séquences d’ADN manquantes; des choses bien complexes, souvent obscure, même aux yeux des généticiens.

Ce n’est qu’en décembre dernier, par exemple, dans la revue PLoS One, cite le blog, qu’une équipe de l’Indiana comparant les génomes du chimpanzé et de l’humain a évalué à 6% la proportion de gènes « mal copiés », c’est-à-dire gagnés ou perdus au fil de l’évolution.

Mais à leur tour est-ce que 6 % veulent dire quelque chose ?

Eh bien non, en fait. Non plus… « Finalement, estime le généticien Svante Pääbo du Max-Planck Institute d’anthropologie évolutionniste, la façon dont nous percevons nos différences relève surtout de considérations politiques, sociales, et culturelles ».

CQFD, non ?

LES FEMMES ET LES HOMMES

A propos des idées un peu faites et bien partagées : pourquoi les femmes aiment-elles flirter avec certains hommes et en épouser d’autres ?

Parmi les dernières livraisons, une étude de Andrew Clark de l’Université de Bristol, et relatée par le blog de l’hebdomadaire anglais NewScientist, compare les comportements des femmes face à des males ayant des stratégies de séduction à court terme (flirt) ou long terme (engagement social).

Son observation principale est que les hommes très séducteurs sont parfaitement capables de convaincre une femme de s’amuser avec eux, mais que lorsque ces experts du plaisir évoquent un engagement à long terme, par exemple en posant des questions comme « combien d’enfants voudrais-tu ? » leur partenaire se détourne assez brutalement d’eux.

En fait la rumeur disait vrai : les qualités que les femmes recherchent chez un partenaire à court ou long terme sont radicalement différentes. Et certains hommes savent éviter les questions douloureuses dans certains contextes…

Ce qui est surprenant, c’est qu’il faille une étude scientifique pour se convaincre de cela, non ?

Mais selon les rédacteurs du blog, il ne serait pas impossible que la manière dont nous voyons la sexualité animale par rapport à son contexte social soit elle aussi, un tantinet naïve. Cela vous surprend-t-il ?

POURQUOIS

D'ailleurs si vous aimez les questions (simples et compliquées), il y a désormais un site qui s’en est fait une spécialité.

Il s’agit de « pourquois (au pluriel) point com », qui vous propose de laisser des questions, ou de fournir des réponses. Berf un incroyable chassé croisé ou les uns essaient de coller les autres. Déjà plus de 800 questions traitées.

Un avant-goût :

Pourquoi voit-on notre expiration en hiver ?
Pourquoi les avions volent-ils ?
Pourquoi l'eau ne se mélange pas avec l'huile ?
Pourquoi une bille de plomb et une bille de plâtre tombent-elles à la même vitesse ?
Pourquoi les glaçons craquent au contact de l'eau d'une verre ?
Pourquoi le cuivre devient-il vert à l'air ?
Pourquoi les fusées n'ont-elles pas d'ailes comme les avions ?
Pourquoi le sel que l'on met sur la route fait-il fondre le verglas ?
Pourquoi le feu est-il rouge ?
Pourquoi l'eau fait-elle des bulles quand elle bout ?
Pourquoi un arc-en-ciel forme-t-il un demi-cercle ?
Pourquoi se voit-on dans un miroir ?
Pourquoi s'habille-t-on en blanc pour avoir moins chaud ?
Pourquoi l'eau est-elle transparente ?

La qualité des réponses est parfois plus que variable, et sont parfois à prendre avec des pincettes. Mais on passera toujours un bon moment à explorer sa propre curiosité.


LIENS

..Chimpanzé-homme..

..Femmes-Hommes..

..Pourquois..

Le miroir et le néant

L'astuce est assez simple, mais toujours fort amusante. Notez le dispositif mis en place, à chaque fois, par celui qui se fait piéger. Un dispositif qui a bien du mal a se déployer en raison de la collision entre ce que dit la "théorie" généralement admise sur les reflets, et les résultats de l'expérience vécue.

Ceux contre Einstein

Et chez Charly, il faisait jour et chaud.
Tess jouait "Daisy Bell" sur son vieux piano
Un piano avec des dents de chameau.
(Pierre Mac Orlan, "La fille de Londres")

"Vieux chameaux", pourrait-on dire, en refermant le livre que publie Alexandre Moatti chez Odile Jacob : "Einstein, un siècle contre lui". Une horde lancée, prête à cracher et à mordre, et pour de bien vilaines raisons, le géniteur de la relativité : nationalistes, scientifiques de chapelles, antisémitisme, physiciens débordés, philosophes et mathématiciens jaloux...

Oui car on le sait de moins en moins, l'irruption de la cette théorie aujourd'hui reine de la physique et de nos modes de pensée ne se fit pas sans abordages.

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Pierre Duhem (1915) fustige "la méthode déductive de la science allemande", ou la mathématisation de la physique. Des philosophes comme Jacques Maritain ou le physicien allemand Lenard prônent une science pure (Lenard souhaite en réserver la pratique à des physiciens aryens). Maritain fait d'Einstein un métaphysicien incompétent. Les activistes nazis comparent la relativité au dadaïsme, à de l'art "dégénéré". Et dans les argumentations faibles contre la relativité et le relativisme, l'antisémitisme des années 20 et des anti-dreyfusards n'est jamais loin. Cet ouvrage égrène des éléments plus qu'intéressants à ce sujet.

Etonnant : après les brouettées d'ouvrages que l'on nous a déversées sur le crâne à propos du génie tireur de langue, vient ce livre plus grinçant et fort intéressant. Avec en toile de fond le vieux débat à propos de Poincaré (Henri) précurseur et inspirateur d'Einstein (que nous ne trancherons pas ici, non).

Mais qui regarde là où tout n'est pas joli-joli, dans les coulisses de la science et des académies, en ressort en peu moins niais sur ce qui fait les civilisations : les hommes et l'étrange ciment réunissant leurs courages et leurs folles mesquineries.

J'ai toujours pensé que pour comprendre il fallait avoir l'audace de soulever les couvercles. Se souvenir (sans repentance) pour les comprendre, des blessures et des plaies. Pour mieux aller de l'avant, et le moins possible se repaître de ces fables dégoulinantes de bons sentiments que l'on nous sert un peu partout. Des historiettes aux allures innocentes, aux effets pervers. Voici un travail qui va, et de loin, dans la bonne direction. A condition de ne pas sanctifier Einstein, non plus, hein ?

Assister aujourd'hui à la place qu'occupent dans le paysage des "débatteurs" comme Claude Allègre ne peut que renvoyer à cette simple question "qu'est-ce qui motive les hommes lorsqu'ils tirent avant de vouloir comprendre ?"

Pour paraphraser Nietszche : "Les affaires des hommes sont des affaires de puissance. Et à cela, tout leur est bon."

Einstein, un siècle contre lui (Ed O. Jacob, oct 2007)
..par Alexandre Moatti..

Incendies heureux

(Chronique sur France Inter, le 22 oct 2007)

Ce court extrait de René Char

L'ouragan dégarnit les bois.
J'endors, moi, la foudre aux yeux tendres.
Laissez le grand vent où je tremble
S'unir à la terre où je crois

Dans l’Effacement du peuplier
Pas mal non, pour évoquer l’automne ?
.. couleurs au Japon..

La question des couleurs et des feuilles s’est imposée en raison des échanges entre deux blogs, l’un en Suisse et l’autre au Quebec, celui de Missmaths, vantant les flambées respectives de leurs forêts.

Contrairement à la croyance générale, le phénomène de la coloration automnale des feuilles n'est pas causé par les premières gelées. Il vient de la diminution de la longueur des jours (photopériode). Les nuits longues et les jours courts stimulent la production d'éthylène, responsable de la chute des feuilles.


À l'automne, chez certaines espèces, un tampon de liège bloque peu à peu les canaux transportant la nourriture vers la feuille, pour économiser la sève. La feuille survit alors quelque temps en digérant ses propres réserves. Lorsque les minéraux essentiels ne sont plus disponibles pour régénérer la chlorophylle (pigments verts), elle disparaît laissant sa place à des pigments jaunes (carotènes et xanthophylles) normalement masqués par le vert.
Les arbres du Canada comme le bouleau blanc ou l’érable en sont de bons exemples.

Dans le cas de l'érable, le tampon n'empêche pas complètement la sève brute de pénétrer dans les feuilles. Il en résulte une accumulation de sucre provoquant la formation de composés chimiques colorés : phénols et anthocyanes.

Ces derniers, d'un rouge très prononcé, changeront de couleur selon l'acidité du milieu : rouge vif en sol acide et violet en sol alcalin.

Bon, pour cette année aller au Canada, c’est un peu juste, mais on peut préparer 2008 : « bonjourquebec » donne des informations sur l’état des couleurs de la végétation district par district. Toute une série d’amateurs faisant remonter l’information …

Sur « le gite du rêveur »…
On nous rapporte que l'on aurait commencé à entendre parler de "l'Indian Summer" tout d'abord en Pensylvanie à la fin du 18e siècle. Ce terme a voyagé dans les régions de New York et de la Nouvelle-Angleterre et fait son apparition au Canada vers 1821 et en Angleterre vers 1830. Et de passer chez les francophones.

Mais il y a bien sur un été indien en Europe, et au Japon, aussi. En fait dans tout l’hémisphère nord. Puisqu’il faut un premier froid nocturne et de la douceur et du soleil, la journée. C’est ce délicieux contraste qui donne la sensation d’été miraculeux.

Au Japon... c’est nezumi.dumousseau.free.fr qu’il faut lire et déguster, avec sa somptueuse galerie de photos, et qui vous expliquera que Momiji ou Momijigari « la chasse aux feuilles d'automne ») est la coutume traditionnelle japonaise d’apprécier la beauté de l'érable du Japon ou du gingko en automne.

C’est à l'automne ce que « hanami » est au printemps : pendant quelques semaines les endroits réputés, en particulier les temples de la région de Kyôto, sont alors envahis par la foule.


HOMMES

Deux personnages découverts par monts et blogs et à mon avis exceptionnels, pour finir avec ces rêves d’automne, et le cycle de la vie.

D’abord le dernier cours de Randy Pausch, jeune professeur d’informatique de Carnegie Mellon, à Pittsburg, aux Etats-Unis, condamné par son cancer du pancréas.
Il a fait de sa dernière leçon, le 18 septembre dernier un message aux jeunes sur le thème : « vraiment réaliser ses rêves d’enfants ».
Cela a provoqué un mouvement incroyable et plus d'un million d'internautes ont vu son speech, déjà.


Mon autre rêveur d’automne navigue. Seul, sur son petit bateau de dix mètres, en plein Atlantique, au large de Rio, à veiller les grains et les cargos qui risquent de le tamponner. Jacques Riguidel, skipper amateur, s'est mis en tête d'accomplir un tour du monde en solitaire et sans escales, et avec économies d'énergies : pas de moteur, le moins de consommation possible, une navigation au vent, à l'éolienne, aux panneaux solaires.

Histoire de montrer qu’un homme seul aujourd’hui peut faire le tour du monde en consommant très peu…
Un personnage modeste, très attachant, qui sur son blog envoi chaque jour des nouvelles.

Bon vent, Jacques.

Bon vent à mon Patrice Burnat, journaliste par passion, délicat par humour, humain par respiration. Tu nous manques déjà, ah tu sais, hein ?



XXXXXXXXXX
LIENS

Feuilles d’automne
.. Missmaths..
..explications..

..explications encore..

Suivre les couleurs
..autour du Québec..

.. Origine de l’expression « été indien » et détails..

.. couleurs au Japon..

..Dernier cours du prof. Pausch..

.. Riguidel solitaire écolo..

Gondoles à Paris

Vélib ?

Je me demande depuis l'été pourquoi ce sentiment de douce liberté, chaque fois que je retire un engin à roues et cingle vers un autre port de Paris, où je l'abandonne, avec son petit "clic" ravi de rejoindre l'écurie.

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Un geste, prendre, rouler funambule, rendre, qui nous dessine la ville avec notre corps, dans un autre temps, une inhabituelle appartenance. Quelque part entre l'école buissonnière, les arbres auxquels on a grimpé enfant, et les nuages qui toujours invitent à la rêverie. Les regards moins durs. La parole plus facile, avec tant de prétextes. "Il roule bien le vôtre ?"

Quelque chose qui parle de nous, en rupture avec ces impératifs du nombre (vitesse, rapports de force). Oui, la fragilité rend les choses plus fortes. Je me souviens d'un jardinier du parc Monceau qui me disait que les seules fleurs que les visiteurs n'arrachaient pas étaient les plus délicates.

On emprunte une gondole, et puis on la rend aux autres. Cela me plait.

Même pas peur "2" (réponse à Claude Allègre)

Juste en passant, je profite encore du télescopage du Grenelle et de la Fiac (si, j'aime cette collision entre les évènements, qui nous rappelle que rien n'existe que par l'attention et l'intention que nous lui prêtons, au fond) pour mettre en avant deux liens à propos d'un autre de nos grands lampadaires ayant adopté la forme discursive du n'importe quoi pourvu que cela fasse ding dong dans les médias. A savoir Claude Allègre.


à la Fiac

Qui plus est, comme ce mamouth-ci a longtemps fait mine de porter le drapeau de la gauche, cela rééquilibrera un peu, avec l'ami Ferry. (oui je sais ce que je viens d'écrire n'a aucun sens, mais c'est pour cela que c'est joli)

..Critique du livre d'Allègre..
..blog de Nicolino..

Même pas peur (réponse à Luc Ferry)

A la Fiac, à Paris, certaines oeuvres sont plus interpellantes que d'autres.

Tiens, au hasard d'un exemplaire de ce Figaro feuilleté sur un stand je tombe sur Luc Ferry, en vedette, comme souvent, dans les pages du quotidien de M. Dassault aviation, sous le titre : "Ce "Grenelle" n'a de légitimité ni scientifique ni républicaine". Une torpille destinée au grand-oeuvre de M. Borloo ?

On serait en droit de se demander s'il faut accorder davantage de crédit aux propos de M. Ferry (présenté comme philosophe et ex-ministre), lorsqu'il écrit sur le sujet de l'environnement, que lorsqu'il défend, comme il lui arriva avec un brio halletant, la réputation scientifique des jumeaux Bogdanoff.
A la FIAC, vendredi

Mais bon, passons. Voyonsla chose. Lire cet article s'avère de fait croustillant à point. Sincèrement je vous le recommande, tant on y entend à merveille crisser les délicats rouages de la pensée de l'un de ces philo-bateleurs que le monde entier nous envie (comment font-ils pour se passer de telles intelligences de permanence médiatique, les autres ?)

Contre les limitations excessives (dans le même sac vitesse sur autoroute, et principe de précaution inscrit à la constitution), notre agrégé invoque cet argument définitif : le Grenelle n'est pas une instance composée d'élus, il n'est pas même inscrit à la constitution. Donc, circulez... ses conclusions seront nulles. Heureusement, insiste-t-il, ce sont les élus, les vrais, qui trancheront. Eclairons-les !

Oui, éclairons, car nous serions selon Luc enfermé dans un redoutable piège, un guet-apens tramé par les écologistes radicaux de tous poils. Trois ingérdients se combineraient à nous engluer dans une délétère panique :
- la peur
- les médias (et leurs people dont Luc n'est pas, comme chacun sait...)
- la horde des interdictions qui pèserait désormais sur notre société, principe de précaution en tête.

Vous perdez le fil ? N'ayez nulle crainte : tout est synthétisé dans la chute de la tribune : "Pour l'instant c'est l'alliance de la peur et des médias qui domine. Il faut lui substituer celle de la science et de la République".

Merci Saint Luc ! Pour ma part, je propose une commission composée des docteurs Bogdanoff et de quelques parlementaires de référence, à l'instar des Dassault sénateur et député. Ou que l'on revienne au bon temps des rapports sur le nucléaire en France commis par des ingénieurs de Framatome et soutenus devant les élus accueillant les futures centrales !

Je vois que l'amnésie vous frappe, cher Luc. Ou alors ignorez-vous vraiment tout de l'art délicieux de composer une commision ou un comité afin d'entériner une décision déjà prise dans l'intérêt evidemment commun et supra-individuel ? Faut-il dresser la liste des scientifiques écartés, placardisés ou virés pour "avis divergents" ? Convient-il de commettre l'inventaire des points de vue scientifiques ayant évolué avec le temps ? Celui des polémiques techniques ? Evoquer la mort lente et sournoise des abeilles, étrangement impossible à faire entrer dans les courbes de nos amis chimistes ? D'égréner les tricheries, les artefacts, l'incurie des systèmes, même techniques ou scientifiques ? Sans parler de la corruption ? En revenir au nuage de Tchernobyl, aux turpitudes de Seveso ou de Bhopal ?

Désolé cher Luc l'actualité et les archives sont suffisamment remplies d'exemples de faillites de ce conglomérat académico-legislatif auquel vous en appelez avec tant de candeur pour que nous n'enterrions plus notre vigilance. Navré, hein ? Nous ne laisserons plus les industriels et les planficateurs émoulus de nos excellentes grandes écoles faire leurs petites salades sans y jetter un regard, lui aussi démocratiquement suspicieux...

Cher Luc, nous n'avons pas peur et vous ? Allez donc vous installer au soleil des Antilles... Plus précisément sur ces terres désormais farcies de pesticides et sur lesquelles notre République et nos savants ont si parfaitement veillé ? Nous n'avons pas peur mais nous savons regarder autour de nous. Excuses.

Cher Luc, les médias, pour la plupart entre les mains de grands groupes industriels, ont longtemps été hostiles à la cause de l'environnement, et s'ils ont aujourd'hui basculé, c'est que la situation doit être bien plus qu'alarmante.

Cher Luc les interdits que bricolent les extremistes verts que vous dénoncez ne sont rien en regard de ceux qui résultent du libéralisme outrancier, qu'insidieusement vous défendez. Interdiction de boire l'eau, interdiction de vivre dans les zones contaminées, interdiction de pêcher le poisson contaminé de métal lourd, etc, etc.

C'est que cher Luc, il faut nous comprendre, nous sommes devenus curieux, et si méfiants à écouter nos gamins tousser la nuit depuis toutes ces décennies ou nous aurions pu agir sur les fumées, à apprendre que nos déchets toxiques, après avoir étét déversé dans les Océans, errent désormais en Afrique. Je vous incite d'ailleurs à lire dans le même exemplaire du Figaro, l'éditoral "alarmiste" consacré au Grenelle, où à découvrir l'oeuvre d'Edgar Morin, sur la complexité et l'imperfection des organisations humaines.

Oh, cela ne vous convaincra pas. Ou peut-être n'avez pas envie d'entendre les avis de ceux qui ne tiennent pas les leviers ?

Non, nous n'avons pas peur, Luc.
Nous sommes fatigués que l'on nous abuse au nom de ce progrès en minuscules qui n'appartient qu'aux brasseurs d'affaires.

Pour ce monument philosophique, c'est par ici :
..Figaro..

Faire de l'art avec rien

En ce moment, les grèves, Cécilia, le Pakistan et Paris en orbite autour du nombril de la FIAC.
Mais peut-on faire de l'art avec Internet ?

Pour ma part j'avais pensé à un générateur "Wharhol", un algorithme qui enverrait mon nom ou mes aphorismes denués d'intérêt tapisser tous les forums de la toile, jusqu'à saturation et explosion finale du système et de mon ego.

Sinon, on peut ausi aller visiter le site de Ben.
Il a quelques idées sur le sujet.



..Ben..

Mediastorm : d'autres médias

S'il y a des choses à inventer sur la Toile
et il y en aura tant
ceci est un bel exemple

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Le jour est là : nous pouvons faire de nos téléviseurs des bacs à fleurs (c'est déjà le cas pour ce qui me concerne)

..Mediastorm..

Les nuages sont des mots

Chronique France Inter du 15 oct 2007

NUAGES

L’autre soir, il y eut un coucher de soleil magnifique, qui embrasa soudain des nuages étranges dans le ciel. Et je me suis dit reste-t-il des mystères dans les nuages ? Et bien oui.

D’abord, on apprendra sur le site Futura science que les nuages dit noctulescents, a savoir ces perles qui brillent si fort, au couchant, au levant, détiennent leur part de secret.


On les appelle aussi « nuages nacrés » car miroitant du bleu et de l'argent, observés pour la première fois en 1885, par l'astronome amateur Robert Leslie.

Sur le mécanisme de leur formation, il semble que les gaz à effet de serre refroidissent les hautes couches de l’atmosphère. D’autre part, les molécules de méthane, sont transformées, fournissent l’hydrogène. Celui-ci se combine à son tour avec l’oxygène pour former de l’eau. Les molécules d’eau glacée peuvent ainsi se condenser autour de particules pour former les nuages nacrés.

Mais d’où proviennent ces particules ? Le plancher des vaches semble si loin…, à 80 km d’altitude ! Bien plus haut que les plus hauts de nos cirrus à Mistral !

Certains pensent que ces poussières seraient au sens propre du terme extraterrestres. Rien que pour celles d’origine météorique, on estime que plus de 1000 tonnes de poussières tombent tous les jours sur la Terre.

Sur le blog vivemurph.com, un spectateur s’extasie…

Pour ma part cette étrange interrogation remonte à la fois où depuis un avion j’avais vu le rayon vert, et sans avoir rien bu, mais bon…
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Mais au fait, d’ou viennent les formes des nuages? Du moins leurs noms. Les choses existent-t-elles lorsqu'elles n'ont pas de nom ?

Si vous être intrigués, vous trouverez des blogs qui vous expliqueront ces différences entre les cumulus, les startus, et les cirrus.

Et puis vous apprendrez d’où a surgit cette classification, comme à bord du blog « Voie lactée », qui sous prétexte du magnifique roman de Stéphane Audeguy, "La théorie des nuages", pour en causer :

"Sophie Latour, bibliothécaire de son état, entre au service de Akira Kumo, couturier et accessoirement collectionneur, pour l'aider à classer sa bibliothèques d'ouvrages consacrés à la météorologie. Mais pour ce faire, il faut connaître l'histoire de ces nuages qui font et défont le temps qu'il fait. Cette histoire est intimement liée aux hommes qui l'ont faite. C'est ainsi que le lecteur pénètre dans les secrets de Luke Howard qui inventa les noms des nuages, cumulus, stratus et autres cirrus ; ensuite il y eût le peintre anglais Carmichael qui essaya de figer l'essence même des nuages, pour finalement se rendre compte que c'était impossible ; et puis le scientifique Richard Abercrombie, qui fit le tour du monde dans l'espoir de capturer la diversité des nuages et de les classifier en encyclopédie"...

En vain !


CERVEAU

Utilisez-vous davantage le cerveau droit ou le cerveau gauche ? Pour le savoir je vous propose de vous rendre sur le blog (américain) de neurophilosophy, ou vous pourrez admirer une charmante silhouette qui tourne, et en déduire ce qu’il faut déduire, selon le sens de rotation…

Vous savez cette histoire de cerveau droit et gauche : le gauche est logique, déductif, mathématique, tandis que le droit est artistique, visuel, siège des associations créatives… Des idées venues dans les années 60 des chercheurs Sperry et Gazzaniga.

Depuis, les choses et les points de vue ont changé.

S’il est vrai que certaines régions des deux hémisphères cérébraux sont spécialisées pour certaines fonctions, on sait désormais que cela est plus complexe. Par exemple pour la langue : chez la plupart des droitiers, la parole est produite dans les deux hémisphères, avec une dominante à gauche. Mais chez nombre de gauchers les deux hémisphères sont au travail. Ce n’est que chez certains d’entre eux que le cerveau droit est davantage sollicité.

Cette histoire de cerveau droit et gauche est donc selon ce blog, un nonsense… Les deux parties du cerveau jouent des rôles complémentaires et fortement interdépendants…
D’ailleurs pour la fameuse illusion d’optique liée au cerveau droit ou gauche, l’auteur précise qu’au bout d’un certain temps, il a vu l’image tourner en sens contraire…

TV SCience
Vous ne connaissez pas ?
Allez voir.
Cela démarre et ira, on l'espère, loin...


LIENS

NUAGES
..Noctulescent ..
..blog..
..wikipedia..
..observations..
..blog..
..nuages..
..blog, roman..
..wiki : nuages..

CERVEAU
..cerveau droit/gauche..

TV Sciences
..tv science (bar des sciences)..

Les sciences, celles que nous nous bricolons

Isbelle Stengers, le 6 oct 2007
Navré pour la mauvaise qualité audio...

Les Nomades sont au Voyageur

Encore au théâtre...

Etrange, non ? Je profite de la semaine de la science pour fricoter avec les comédiens, moi. Trois pièces cette semaine, dont L'Acte inconnu, à la Colline (de Valère Novarina), évidemment formidable, mais surtout la Mastication des morts (ci-dessous) et puis Les Nomades, au théâtre du Voyageur, hier soir.
..Théâtre du Voyageur..
D'abord aller au Voyageur. Ca, c'est déja partir sans larmes ni bagage.

Prendre le train à St Lazare.
Descendre à cinq minutes, à Asnières.
Ne pas, surtout, sortir de la gare.
Comme chez le sorcier à lunettes (Harry), toute la magie réside sur le quai.
Errer. Chercher le quai B.
Se rendre au bout, derrière l'ancienne gare.
Attendre que personne ne se doute.
Quitter là son regard soupçonneux.
Pénétrer, à gauche, par la petite porte de la vieille batisse.
"Soyez cent fois le bienvenu", vous dira-t-on.

On peut prendre un verre, manger un morceau, papoter avec des inconnus, attendre que tout le monde soit là.
Et puis la tempête de sable et le voyage vous tombent dessus.
Je vous laisse regarder, c'est ..ICI...

Les bédouins entrent en scène, les mots dans les replis de leurs peaux.
Cela cause du temps, du sable, des infinis.
Cela danse, regarde le ciel et fait chanter les dunes.

Juste un mot : volez-y.

Les charognes mâchouillent leurs costards

Hier soir, au Théatre du Rond Point. Si vous aimez "6 feet under", vous adorerez "la mastication des morts", texte de Patrick Kermann, adapté par Eva Vallejo et Bruno Soulier. Vous adorerez, et bien au-delà, car il s'agit d'un texte à réveiller tous les macchabées !

Avec acteurs vivants (dont Corinne Bastat, excellente), guitare électrique, violon et piano. Un oratorio. Et la langue de se délier autour de ce qui, sinon, la ligotte comme gigot, dans nos sépulcrales et flasques banalités.

Souligner nos détresses et lubies en rapport avec la glaise, les vers de terre et l'oubli gravé dans le marbre : voilà qui fouette les sangs.

Jubilez, respirez, jouissez, macabres asticots !

(jusqu'au 28 octobre, 21h00, relâche le lundi et dimanche 15h30)

Mon petit génotype chéri

trouvé grâce à ..Enro..

Attention, chute de Nobels

Le prix Nobel, cela vous tombe dessus sans vous demander votre avis.

Cette phrase, c'est Georges Charpak qui la répétait, au lendemain de son Nobel à lui, il y a quelques années. Elle est juste (on ne s'attribue pas un Nobel), et fausse :il faut tout de même faire partie du bon club scientifique du moment et ne pas être fâché avec trop de jaloux.

Encore sous l'émotion, notre ami délicieux et génial (inventeur de nouvelles méthodes de détection des accélérateurs de particules) se demandant s'il allait enfin pouvoir développer des techniques pour lire, à la surface des vases de l'antiquité, les signaux sonores qui avaient été inscrits par les voix des potiers hellènes lorsqu'ils tournaient leurs glaises tout en papotant avec la voisine (véridique).

Sonnez trompettes. Célébrez, ministères. Déroulez tapis et savourez canapés ! Nous avons donc avec Albert Fert un nouveau physicien sanctifié, euh pardon nobélisé en France (la même année que celle du départ aux paradis des curieux de notre ami Pierre-Gilles de Gennes, ouf cela maintient les statistiques). Les possesseurs d'Ipod lui disent merci pour ses travaux magnétiques

Dans le concert de gloriole qui s'annonce, je voudrais tout de même signaler aux zappeurs et autres béotiens qui ne fréquentent pas les travées bien cirées de la Royal Swedish academy of science, ni du Karolinska instute, que tout ceci reste tout de même une course à l'échalote. Une belle grosse et appétissante, mais une échalote tout de même.

Des légions d'autres chercheurs, demeurés eux dans l'ombre, ne connaissent pas la gloire des médias ni même celle, plus généreusement répartie pourtant, du succès et des mariages avec fils ou fille de bonne famille.

Leur liste est bien plus longue que celle des lauréats de Stockholm.

Je ne la dresserai pas, car dresser une liste serait en exclure d'autre
C'est la quadrature de la liste.
Il faudrait faire la liste de toutes les listes méconnues, un jour.
Elle serait infinie.

Non tout le problème en science (comme ailleurs, notez), c'est que bien souvent (je n'ai pas dit toujours) c'est que les plus lucides et clairvoyants esprits sont en général en avance sur leur temps. Et les lauriers tombent souvent sur les crânes de leurs successeurs.

Ne me faites pas dire que je souhaite ici voir créer et attribuer un Nobel particulier pour mérites en tous genres à Claude Allègre. Ce n'est pas le cas.

Juste signaler au passage aux distraits et aux insomniaques que la recherche est une activité collective à infinie dose de boulot, de hasard et d'humilité.

Et comme dirait mon touilleur de mayonnaise moléculaire préféré : "Vive la connaissance !"

BHL et les cadavres

C'est vertigineux, notre troupeau de vaches sacrées osant à peine interrompre le jongleur de mots. On peut être d'accord ici et là avec BHL. C'est sa force. En désaccord aussi, tant il tonitrue pour le plaisir d'entendre le vent emporter ses propos. Tant il bat des jeux de cartes truquées au point que lui-même ne sait plus lesquelles vraiment jouer. Tant il se complait à entretenir son auto-fiction d' "intellellectuel".

Peu importe. Il suffit d'écouter. De sentir là où monte sa haine. Là où niche sa colère. A chaque fois que "l'homme à la chemise blanche" sort de sa tanière pour s'en aller par nos médiatiques prairies, comme ces jours-ci pour écouler son dernier livre à la gloire de la Candidate, il ne s'emploie qu'à une cause : la sienne. Renforcer sa posture. Cette pose lascive de savant ayant accumulé trop de mots pour pouvoir encore embrasser autre chose que cette brûlure de laisser une marque sur notre époque.

Tout est bon. La chemise convoque Sartre, Camus, et les autres. Elle interpose sa poitrine nue entre ce qu'il faudrait sauver de la gauche et des fusils qui ne tirent plus. BHL est pour moi l'exemple parfait de l'anti-intellectuel : enfilant contresens et idées à double face. Consommant son néant sous l'oeil mort des caméras. Se maintenant en bordure de l'histoire, pour le cas où son temps, enfin, viendrait. Se tenir là, à tout prix. En embuscade sans risque. Tirer sur les lieutenants lorsque les lignes sont stabilisées. Ménager leurs Chefs, comme au temps des armées Royales. Ceux-là sont de la caste. Ne rien dire non plus contre les crétins utiles, qui peuvent encore servir et soutenir...

Laissons de l'espace pour manoeuvrer et présentons-nous comme l'un des acteurs de la réconcilation future avec le peuple, qui viendra, bien entendu, après ces escarmouches policées.

La gauche a besoin de penseurs. Ils existent. Ils travaillent en paix, si loin de ces micros et caméras qui ne savent plus trousser que de vieux corbeaux.

Mais que faire de ces omniprésents avatars, et de celui désigné par trois lettres ?

Rigolades et brocolis sauce Nobel

Chronique du 8 oct 2007 (France Inter)

Aujourd'hui et toute cette semaine, c'est Nobel : le prix de médecine a été annoncé ce matin, avec Capecchi, Evans et Smithies pour leurs remarquables travaux sur les cellules souches, suivi toute cette semaine par les autres disciplines : physique, chimie, littérature, paix et économie.
..gros légume fractal..
Mais par ici, nous avons dès aujourd’hui un résultat plus complet :

Je vous le livre

Trois chercheurs de l'Université Nationale de Quilmes, en Argentine, pour avoir découvert que le Viagra aidait les hamsters à se remettre d'un décalage horaire.

Brian Witcombe et Dan Meyer, pour leur rapport médical pénétrant sur l'ingestion de sabres et les effets secondaires de cette opération.

Mayu Yamamoto de l'International Medical Center of Japan, pour une méthode d'extraction d’arôme et parfum de vanille à partir de bouse de vache.

Bravo… Vous l’avez compris, il ne s’agit pas là de vrais prix Nobel. Dès jeudi dernier, l’Association pour la recherche improbable, basée à Harvard, et dont le site est « improbable.com » a décerné ses dix récompenses humoristiques et scientifiques annuelles : les prix « Ig-Nobel » 2007.

Cela pourrait se lire comme Ignoble, mais en fait, c’est IgNobel, qu’il faut dire. Depuis 1991 et quelques jours avant les vrais prix Nobel, elle remet ses prix pour rire, ou pour pleurer, cela dépend. Pour rire : on signale des recherches à l’intitulé amusant. Pour pleurer : on épingle des chercheurs qui se sont fourvoyés dans des travaux euh disons un peu pointus ou saugrenus…

Et la règle est claire : il s’agit toujours de prix récompensant de véritables travaux scientifiques, publiés dans des revues de renom !

Florilège des millésimes précédents, selon le « Le blog-notes mathématiques du coyote » :
Ig Nobel d’Ornithologie: pourquoi les piverts n’attrapent pas le mal de tête (2002);

En acoustique: pourquoi les gens n’aiment pas le son des ongles sur un tableau, par une équipe de trois universités américaines (1986);

Mathématiques: combien de photographies d’un mariage faut-il prendre pour s’assurer que tout le monde ait les yeux ouvert sur au moins une photo,

Physique: comment couper le spaghetti, par des chercheurs de l’Université Pierre et Marie Curie (2005);

Chimie: l’effet de la température sur le fromage cheddar à des vitesses plus rapides que le son (1999);

Biologie: le moustique responsable de la transmission de la malaria, est également attirée par l’odeur des pieds humains que par celle d’un hamburger au fromage;

de la paix: Howard Stapleton, de la firme Merthyr Tydfil, pour son dispositif-à-repousser-les-adolescents (il émet un son audible seulement par eux);

de littérature: pourquoi l’usage des mots les plus longs et les plus compliqués est inutile, par Daniel Oppenheimer, de l’Université Princeton (2006).


J’arrête là, mais allez sur le site, et sur les blogs qui en parlent, c’est tordant !


Dans un tout autre domaine, je vous signale l’activité de la revue Ciel et Espace et plus particulièrement les longs, détaillés et excellents podcasts que l’on déniche sur leur site. Des entretiens avec des historiens et des acteurs du secteur spatial menés par Alain Cirou, à l’occasion du 50ème anniversaire du lancement du premier satellite, Spoutnik.

Cela illustre assez bien, d’un certaine manière, les 5 décennies écoulées depuis le Bibip soviétique, je suis tombé sur le blog du journaliste Paul de Brem. Il n’y a pas encore beaucoup de billets publiés, mais si vous ignoriez qu’un grand voyagiste français propose désormais à son catalogue des vols en microgravité, n’hésitez pas… Cela vaut le voyage en... avion. Bon, il s'agit du blog par un aficionado du vol spatial humain, pour les amateurs seulement, car toute cette agitation autour du voyage dans l'espace m'épuise...

Et si vous vous êtes vous un jour demandé si tout pouvait se traduire en images, je veux dire les théories, les concepts, les lois physiques, je vous signale que c’est aussi la question que pose le chercheur Jean-François Colonna, qui travaille à l’école polytechnique. Il propose un site intitulé VISUALISATION DE LA SCIENCE _et _SCIENCE DE LA VISUALISATION

On y trouvera, esquissé par des ordinateurs appliquant des lois mathématiques, vous savez à la manière de ces magnifiques images appliquant les lois fractales du mathématicien Benoit Mandelbrot, de magnifiques représentations de la réalité.

L’univers, un atome d’hydrogène, quarks et gluons, incertitudes, que veut prouver Colonna ? Quelque chose comme l’image nous parle mieux que les chiffres… Qu'en pensez-vous.


LIENS :
..IG Nobel..
..Wikipédia..
..Le blog-notes mathématiques du coyote..
..Vrai prix NOBEL..


..Podcast Ciel et Espace..
..Nouvelles frontières vend des secondes en apesanteur..

..Sciences de la visualisation..