Chauves et puants

Hier soir quelques oeillades au tsunami médias mayo sucrés larmes de croco ketchup enterrement Jackson.


Cette transe en direct sur un cercueil, ultime tentative de "lavage" de cerveau désirant nous faire avaler que l'autopromu roi de la soupe, avait consacré son existence à autre chose qu'à devenir "tête de gondole".

Ah mais si, au fil de quelques airs poum poum funky groove m'est revenu le souvenir que Michael avait labouré le même thème un milliard de fois (les rares mélodies non empruntées au domaine public (et même à des privés) comme l'enfant au Tambour, sont fort consanguins, non ?) (voir mon autre post, vaguement nostalgique)...

Qu'importe. La retransmission livrait l'image cristalline de nos strangulations et saturations émotionnelle des foules.

La seule chose que j'attendais n'est pas venue. Que petit Michael sorte la main du cercueil, se lève, la gueule déchirée par la douleur de sa dérive se mette à danser comme il le faisait gosse. Que ce joyeux zombie rejoint par Pina Bausch, Farrah Fawcett, Karl Malden et quelques centaines de passagers ou d'Ouighours engloutis ces derniers rounds les fassent décamper tous, ces nauséabonds clowns de notre temps vitesse inutile, animateurs, stylistes, critiques, responsables d'antenne, zélotes du néant.

Et cela sur quelques mesures en boucle de Moussorsky je vous prie. Bien plus cool que Thriller : nuit sur le Mont Chauve. Tiens, pillé par Disney, ce thème là.

On attend l'album, le DVD des préparatifs du dernier concert, à présent. Les gloutons ne lâcheront pas la pompe à fric, Hadopire anticonstitutionnel ou non...

Bonjour chez les morts vivants.

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