Barbier, Olivennes, le Figaro et Dodos

Lorsqu'un patron de journal ami du pouvoir en soutient un autre, et tout cela dans un média inféodé à l'économie. Cherchez l'indice. Il invente au passage la méfiance à l'égard de ses propres journalistes. Quelle rigolade ! Cela me fait penser au théorème de Gödel. Sarko est en train de mettre tous ces larbins dans un système fermé, non démontrable et incomplet. Tout cela en partant du postulat que le pouvoir a toujours raison. Remarquez nos fossoyeurs de journaux ne demandent rien d'autre. J'espère que l'on se souviendra avec netteté de cette génération d'opportunistes chiffes molles, magnifique exemple de l'échec du "management" par le haut.

Source Arrêt sur Images


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BARBIER (L'EXPRESS) SOUTIENT OLIVENNES (NOUVEL OBS)
Par Gilles Klein le 10/07/2009
Interrogé par le "Buzz Média Orange-Le Figaro" Chistophe Barbier, directeur de la rédaction de l'Express prend la défense de Denis Olivennes critiqué par ses journalistes pour son interview de Sarkozy.
"« Moi, j’ai eu à gérer l’interview de Carla Bruni, Il y a des choses que la direction de la rédaction doit faire en direct, en ménageant un minimum de secret. C’est comme cela, les rédactions doivent le comprendre.»"

Quotidien Le Figaro vendredi 10 juillet 2009

Barbier confirme par ailleurs les soucis de l'Express : "confronté à une baisse conjuguée de 8 % des investissements publicitaires et de 6,3 % de la diffusion. « Oui, les temps sont durs et pas que pour les news. Il y a la crise conjoncturelle, et puis il y a structurellement des mouvements de fond, des migrations de valeurs, de volumes de pages qui resteront même quand la crise sera finie. En tout cas, en tant que directeur de rédaction, je sais qu’on ne reviendra pas à 70, 80 ou 90 % de chiffre d’affaires venant de la pub. »"

Question : La "presse" menée par de tels capitaines, se sera-t-elle aperçue qu'elle ne s'adresse plus qu'à elle-même et à ses annonceurs et à ses amis distributeurs de rosettes avant ou après sa disparition complète ? Je propose que l'on lance une souscription pour le monument à la gloire de nos journaux sabordés. Un musée, du genre ceux qui honorent la mémoire du Dodo.

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